Faire du théâtre…
tous en scène à Colomiers
2017-2018

Réunion pour les jeunes adultes et adultes au Théâtre du Centre le jeudi 28 septembre 2017 à 20h30. Les répétitions auront lieu le mercredi soir à l’ancienne école Jean-Macé, square Lahille (Colomiers village). Les répétitions auront lieu le jeudi soir à l’Éprouvette, 23 allée du Mâconnais. Puis, les deux groupes du mercredi et du jeudi répèteront au Théâtre du Centre dès le printemps.

Réunion pour le groupe des enfants (déjà inscrits) le mercredi 27 septembre 2017 à 14h à l’ancienne école Jean-Macé, square Lahille (Colomiers village) où auront lieu cette année l’ensemble des répétitions de ce groupe de 14h à 15h30. Dès le printemps, répétitions au Théâtre du Centre.

Rendez-vous à tous et toutes pour l’apéro convivial samedi 23 septembre à 11h au Théâtre du Centre !

Lire les CRITIQUES ! …

Quelques critiques de spectateurs : SPECTACLE DARE D’ART (BILLET REDUC.COM)

Note des internautes :
9/10
avec 10 critiques
Bravo
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koloam
Inscrite Il y a 2 ans
10 critiques
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-SURPRENANT
9/10

Comment découvrir et redécouvrir l’art? Bravo notre p’tite famille a pu trouver du plaisir au travers de votre spectacle. Nos passage préféré : les mesures de Vinci, Dali, les  » marionettes », le tableau « découpage »…. nous avons passé 1 chouette et instructif moment, bercé par vos voix.. et la contre basse… super!!!
# écrit Hier à 13h21 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

EP04
Inscrit Il y a 3 ans
6 critiques
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-Très bien
10/10

Spectacle original dans son thème et dans sa forme. Des mots, des images, des animations, de la musique, et deux excellents comédiens qui revisitent avec originalité les différents courants de la peinture. A voir !
# écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

Ad1012
Inscrite Il y a 2 ans
5 critiques
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-Une visite ludique au musée
10/10

Très complet, théâtre, musique et culture. On apprends et on rit.
# écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

Twix820
Inscrite Il y a 5 ans
7 critiques
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-Content et un peu moins bête !
8/10

Très imaginatifs, les deux interprètes font comprendre et/ou connaître en distrayant. La méthode séduit et est efficace. Le public en ressort amusé et content, et surtout, un peu moins… bête (sur certains points de l’histoire de l’art). Je recommande vivement !
# écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

00am
Inscrite Il y a 2 semaines
4 critiques
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-trés beau spectacle
9/10

quel bonheur; notre petit fils de 10 ans a également profité de ce moment poétique pédagogique et dynamique merci à la troupe !
# écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

Martimé
Inscrite Il y a 3 ans
3 critiques
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-super
9/10

Une visite ludique au musée ! On a adoré, petits (8 et 11 ans) et grands. De jolis tableaux à voir ou à revoir, des anecdotes à retenir, tout cela sur un fond de contrebasse. Un régal !
# écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

comafral
Inscrite Il y a 4 ans
43 critiques
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-un spectacle complet
10/10

Un duo très complémentaire, un spectacle alliant technique, théâtre, musique et culture. Foncez-y sans hésiter
# écrit Il y a 2 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

Judemarseille
Inscrite Il y a 5 ans
8 critiques
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-Pedagogique mais pas trop!
8/10

Avec une mise en scene pleine d energie, des accessoires bricolés avec génie, des tableaux pour les grands et les petits, dare d art nous a fait passer un excellent moment! Enfants de 7 et 11ans ravis! :-)
# écrit Il y a 2 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

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NOUVEAU projet Comédiens Amateurs // Rentrée 2016 Colomiers

Présentation par toute l’équipe des offres aux comédiens amateurs de théâtre à COLOMIERS.
ADULTES: réunion le mercredi 21 septembre à 20h30 au THÉÂTRE DU CENTRE (43 rue du Centre).
Pré-inscription à la réunion par retour de mail OBLIGATOIRE, merci.
Metteures en scène :
• Marlène Mies (Offre de mise en scène autour d’une comédie de G. Perec
• Nicole Garretta (Textes burlesques et Impros clown-théâtre) + 3 Master Class (gratuites pour membres des groupes amateurs) en lien avec les artistes invités de la saison.
Tarif inchangé : 38€ d’octobre à juin. Adhésion 5€.

ENFANTS : Première réunion le mercredi 21 septembre à 14h (parents/enfants) à L’éprouvette, 23 allée du Mâconnais (Quartier Naspe-Sélery) Arrêt Bus Champagne
Metteure en scène : Coline Lubin.
Tarif inchangé : 38€ d’octobre à juin. Adhésion 5€.

Cafés et apéros littéraires en Région… et ailleurs !

MARC PHOTO 16Le prochain : samedi 7 mai au PETIT THEATRE DU CENTRE A 11h à COLOMIERS (entrée libre et gratuite) en complicité avec la ville de Colomiers, librairie LA PREFACE, les « eat », le CRL. Au programme « regard sur les personnages de la famille » avec les romans parus récemment : Mémoire de fille d’Annie Ernaux Ed Gallimard, En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut Ed Finitude/Harmonia Mundi (Premier roman !) En deuxième partie : découvrez les inédits et romans des auteurs présents : La 2 CV Verte de Manu Causse Plisson Ed Denoel.

2CV VERTE

Tous les mois le comédien et lecteur Marc Fauroux vous fait découvrir à voix haute 3 romans publiés par nos contemporains. Écoute conviviale de morceaux choisis. En complicité avec les médiathèques de Castelnaudary et des villes de l’Aude, de Seysses, Quint Fonsegrives, Lavernose-lacasse, Mazamet, le Théâtre du Centre à Colomiers, … ou au nord de la Loire. Attentif au Prix du livre Inter auquel il a participé en 2007, vous trouverez dans la liste nombre de livres qui font aussi partie de « sa sélection ».

Laurence Cossé – La grande arche (Gallimard) Marie Dorsan – Le présent infini s’arrête (POL) Jean Echenoz – Envoyée spéciale (Minuit)Tristan Garcia – 7 (Gallimard) Philippe Jaenada – La petite femelle (Julliard)Camille Laurens – Celle que vous croyez (Gallimard) Eric Laurrent – Un beau début (Minuit) Simon Liberati – Eva (Stock) Edouard Louis – Histoire de la violence (Seuil) Catherine Poulain – Le grand marin (L’olivier

Conférence d’Axel Khan (les Découvrades)

JEUDI 21 AVRIL au Centre International de Conférences de Météo-France
42 avenue Coriolis – Toulouse

photo Khan

Axel Kahn, est un scientifique, médecin généticien et essayiste français. Directeur de recherche à l’Inserm.
L’idée que l’on se fait du progrès et la confiance que l’on porte au futur évoluent au fil du temps.
Il n’y a pas si longtemps, en France, on pensait que la science et la technique étaient par nature porteuses de progrès, que ce progrès était favorable et résoudrait toutes les difficultés. L’histoire a démontré que cette confiance scientiste était démesurée.
photomarcfauroux3La partie artistique sera assurée par Marc FAUROUX, Comédien et metteur en scène, Cie Paradis-Éprouvette.
Trublion passionné de poésie, Marc Fauroux, réagit ici, à sa manière en poète et farceur professionnel.
Sérieux soudain, il cite volontiers Robert Sabatier (le livre de la déraison souriante) : « Quand le regret progresse, le progrès régresse ».

http://www.science-animation.org/fr/les-decouvrades-de-soleil

Ballade Spectacle !

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« L’homme cherche une place.
Dans un infini i
l ne peut pas avoir trouvé sa place, il s’installe là où il peut s’arrêter un moment.

Dans l’infini, dont il a pris conscience par sa pensée, tout est en mouvement, rien n’est définitif ».
« Grand Escalier » est une proposition artistique de « visite théâtralisée » des nouveaux espaces du QUAI DES SAVOIRS à Toulouse.

D’après Corpus, le spectacle déambulatoire de la compagnie Paradis Eprouvette mettant le corps en scène… Laissez vous surprendre !
Avec : Lise Avignon, Christophe Anglade, Loïc Varangien de Villepin, Marc Fauroux. Graphisme décors Alem Alquier. Dramaturgie et mise en scène : Marc Fauroux. Samedi 20 février 2016 à partir de 20h30, entrée libre et gratuite. Départ toutes les 20 minutes.Quai des savoirs 39 allée Jules Guesde 31000 TOULOUSE

Facebook Quai-des-Savoirs

tournées 2015/2016

 

Alice est en tournée…

OCTOBRE

le vendredi 2 octobre & samedi 3 octobre à la médiathèque de VILLENEUVE LOUBET (06) à 14h30

le mercredi 7 octobre à 9h30 et 16h FESTIVAL DE MARNE au THEATRE de Sucy en Brie (94)

le samedi 10 à 17h à ASPET (31)

le mardi 15 décembre à 10h et 14h30 à TEMPO de LEGUEVIN (31)

le 18 & 19 décembre au Petit Théâtre du Centre COLOMIERS

 

 

HISTOIRES A MANGER :

Médiathèque de LAVERNOSE le mercredi 21 octobre.

 

 

DARE D’ART  CREATION 2016 !

Avant premières :

 

Cave Poésie du mardi 27 octobre au samedi 7 novembre TOULOUSE (31)

AUDITORIUM Cayrou à COLOMIERS le vendredi 4déc à 9h30 et samedi 5 déc après midi (31)

 

 

ICH LIEBE DICH MOI NON PLUS au THEATRE MUNICIPAL de CASLELNAUDARY (11)

 

Le jeudi 26/11/15 à 20h30.

Ouverture du théâtre !

Vendredi 25/09 à partir de 18h à COLOMIERS… Venez assister au premier lever de rideau au Théâtre, 43 rue du Centre. accès GRATUIT. Spectacle de théâtre musical créé pour l’évènement par Christophe ANGLADE (comédien) Marlène MIES BOULET (comédienne) Emilie CADIOU (chanteuse) Thomas FIANCETTE (musicien) Diane LAUNAY (comédienne et chanteuse), Clément COMBES (créateur vidéo) Marc FAUROUX (metteur en scène) avec la complicité de l’équipe vaillante du Conseil d’administration !

Pour la programmation de ce lieu, rendez-vous sur l’onglet : Petit Théâtre du Centre. IN

Les cabines de plage

Colomiers quartier « En Jacca » à 19h30 MARDI 4 AOUT (accès fléché, libre et gratuit)

Textes et mise en scène Marc Fauroux

Avec Julie Caillebotte, Dominique Bru, Christophe Anglade, Marc Fauroux.
Production : Cie Paradis-Éprouvette/ Ville de Colomiers dans le cadre de « Un été un quartier »CABINES DE PLAGE IMAGE

Insolite ces cabines qui fleurissent au cœur du quartier. « Si tu ne vas pas au théâtre le théâtre vient à toi ! » annonce le metteur en scène Marc Fauroux.  L’art de rue s’adapte à tout ou presque,  le chien qui traverse l’espace, les bagnoles qui passent, tante Jacote qui éternue. Bref, approchez, vous verrez :- Un explorateur du quotidien, un papa poule qui invente des vacances de rêve, excursions inédites autour du salon.- Une mère hyper dépassée par les sceaux de sable et l’organisation de sa tribu en vacances.- Ceux qui préfèrent l’ombre au soleil.- Ceux qui haïssent l’été- Ceux qui bronzent toute la journée, coûte que coûte- Ceux qui « cet été on ne part pas on invente tout »- Ceux qui disent cet été « pourvu qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il se passe quelque chose ! ».Tous ces personnages inventent un théâtre insolite cocasse et décalé. Parfois la poésie s’invite « …il brille le sauvage été ! »
Spectacle suivi d’une projection ciné sous les étoiles.

MARATHON DES MOTS café littéraire jeudi 25 juin 2015 à 20h30

> Café littéraire avec Marc Fauroux

Marathon 2015 visuelAu programme : des lectures d’extraits des textes d’Annie Ernaux (Le vrai lieu, Gallimard) Virginie Despentes (Vernon Subutex, Grasset), Eugène Savitzkaya (Fraudeur, Minuit), Dov Lynch (Mer noire, Anacharsis), Valérie Zenatti (Jacob, Jacob, L’Olivier), Eugène Durif (L’âme à l’envers, Actes Sud) et Yannick Haenel (Je cherche l’Italie, Gallimard).

http://www.lemarathondesmots.com/evenements/cafe-litteraire-2015

Entrée libre et gratuite – dans la limite des places disponibles

> jeudi 25 juin 2015 à 20h30 à l’espace Victor Hugo à Saint-Jean

4 chemin du bois de Saget  Bus 75 : arrêt « Coteaux »

Vendredi 15 mai -Cabaret Mots Croisés- G Perec

« je me souviens que Johnny Halliday est passé en vedette américaine à Bobino, avant Raymond Devos, je crois même avoir dit un truc du genre : si ce type fait une carrière, je veux bien être pendu ».
Cette phrase de Georges Perec, échappée de son texte intitulé « je me souviens » déballe d’emblée l’art d’assembler des fragments de textes, de souvenirs, de cet auteur passionné de « mots croisés ».
PerecMOTS CROISES A voir à Cornebarrieu (31) ce vendredi 15 mai. Avec Christophe Anglade, Emilie Cadiou, Marc Fauroux.

Marie Didier

mardi 12 mai à 18h30

La librairie la Préface à Colomiers invite l’auteur Marie Didier pour son roman paru chez Gallimard (en 2015) : Ils ne l’ont jamais su.
Marie_DidierUne rencontre animée par Michèle Capdequi, libraire.
Lecture proposée par le comédien Marc Fauroux. (Cie Paradis Éprouvette)
Marie Didier a commencé à écrire en tenant un carnet de notes, dans lequel elle consignait son quotidien de médecin gynécologue exerçant dans les quartiers populaires de Toulouse, entre son cabinet, un dispensaire et les bidonvilles accueillant des « Gitans ». Travaillées, rassemblées, ces notes ont fini transformées en un premier récit, Contre-visite (Gallimard, 1988), « livre de la pauvreté et de la mort », écrivait-elle alors, mais aussi, et peut-être surtout, livre du mouvement et de la vie, ce qui était sans doute lié à son origine fragmentaire. Marie Didier n’a ensuite cessé de témoigner d’une préférence à l’égard de la forme courte – sans doute parce qu’elle se méfie de ceux qui se paient de mots, et qu’elle pèse chacun des siens, ce qui fait la force simple et tranquille de son écriture. Comme Contre-visite, tous ses textes (La Mise à l’écart, Le Livre de Jeanne, Dans la nuit de ­Bicêtre, Morte saison sur la ficelle et autres récits, Le Veilleur infidèle). LE MONDE DES LIVRES 17/04/15

Jacob, Jacob…

Le Lundi 27 Avril à la médiathèque de Quint-Fonsegrives

Lecture à 20h30

  • « Jacob Jacob » de Valérie Zenatti, éditions l’olivier 2015
  • « Fraudeur » d’Eugène Savitzkaya, éditions de Minuit 2015
  • « Mer noire » de  Dov Lynch, éditions Anacharsis 2015
  • « L’âme à l’envers » d’Eugène Durif,  éditions  Actes Sud  2015
  • « Je cherche l’Italie » de Yannick Haennel,éditions Gallimard, 2015
  • « Un parfum d’herbe coupée » de Nicolas Delessale, éditions Préludes, 2015

Médiathèque municipale, rue des coteaux, 31130 Quint-Fonsgrives

 Jacob

Littérature jeunesse !

Carte blanche offerte par le Centre Régional des Lettres de Midi Pyrénées aux éditions La Joie de lire.

chemin

Mardi 7 avril à 18h30 – Librairie Ombres Blanches
9 rue des Gestes – Toulouse – 05 34 45 53 37 – Entrée libre et gratuite

Rencontre avec Francine Bouchet, fondatrice et directrice des Éditions La Joie de lire
et les auteurs-illustrateurs Albertine, Germano Zullo, Laëtitia Devernay et Nicolette Humbert.

Rencontre ponctuée de lectures par Marc Fauroux (comédien) & Camille Artichaut (Clarinette) Compagnie Paradis-Éprouvette.

Spectacle Tombés de la nuit

A voir en famille ce dimanche (22 mars à 14h30) Spectacle Tombés de la nuit.  Hotel des chevaliers de St Jean à Toulouse (La Dalbade). Florilège de beaux textes sur le thème de la nuit, lus par Christophe Anglade. En complicité avec les musiciens Camille Artichaut et Emilie Cadiou. Mise en scène Marc Fauroux. Dans le cadre des semaines de la langue Française. (à partir de 7 ans, durée 55 minutes).tombés nuit

 

Semaine de la langue Française

Les comédiens amateurs des ateliers de la cie Paradis Eprouvette vous invitent : le samedi 21 mars à 11h (groupe adultes & groupe enfants) + séance supplémentaire à 15h pour les adultes au PAVILLON BLANC Médiathèque-Centre d’art, place Alex Raymond à Colomiers (accès libre et gratuit). Pour voir le texte cliquez sur « Marque page » ci-dessous.         Marque Page

Jongleurs de mots

mercredi 18 mars 2015 à 10h et 14h30 au Centre d’Art les Essarts – dans le cadre du Festival « scènes d’enfance » à Bram (Aude)

Jongleurs de mots.  Costumes et décors en papiers au service d’un florilège de textes sur le plaisir de la lecture- JP et TP +7a.affichejongleursdemotsA3DSC_0187 [800x600]

Lectures en mars…

Choix de romans publiés récemment.
Lectures et animation par le comédien Marc Fauroux.
Livres ivresSamedi 7 mars à 11h30 MEDIATHEQUE de CASTELNAUDARY (11) apéritif littéraire.
Samedi 14 mars à 10h MEDIATHEQUE de SEYSSES (31) petit déjeuner littéraire

Les feuilles d’Artichaut – Création 2015

 

L’Espace Croix Baragnon-Salle Bleue-Ville de Toulouse, le Printemps du Rire 2015, la Cie Paradis-Éprouvette-Ville de Colomiers, présentent :   “Feuilles d’Artichaut”

– Création –  Un solo théâtral et musical de Camille Artichaut. 

Écriture, mise en scène, scénographie : Marc Fauroux. D’après les improvisations de Camille Artichaut. 

Costumes : Agathe Ferraguti. Création sonore : Manu Cabrol (Studio La Face B), Ludovic Kierasinsky. Lumières :  Christian Moga. Son : Stephan Villieres. Graphisme : Guillaume Chuffart. Photo CamilleMontage vidéo : Fabien Rabeaux.

« Un artichaut monté en graine. Graine d’artiste polyvalent et talentueux, issu d’une famille de saltimbanques. Il dévoile dans ce solo à haut risque, comédie-autobiographique, une très belle galerie de personnages. Tous issus de son bestiaire personnel et familial. Il nous embarque dans sa quête d’identité. Deux pères. Une mère. Quelques secrets… 

Un grand tonton, ange des cabarets parisiens, Jean-Marie Rivière. 

De bonnes fées ses « bonnes » sœurs… dont une certaine Juliette Binoche !

Artichaut bégaie, chante et joue de la clarinette comme personne. 

Est-il juif pour jouer de la musique Klezmer avec tant d’émotion ?

Pourquoi a-t-il un cœur d’artichaut ? 

Quel rapport entre Camille et le kitschissime, mais tant aimé, Luis Mariano ?

Entrez dans le conte d’Artichaut, c’est découvrir les doutes d’un garçon sincère, toujours sur le fil.

« Dégageant une énergie farouche il nous adresse un texte fort, qui fait de lui un acteur, témoin numéro un de sa propre histoire. Partez à l’écoute de ce musicien spirituel-et-drôle qui fait de lui cet artichaut merveilleusement humain. »  Marc Fauroux

Jeudi 19 mars & Vendredi 20 mars 2015 à 20h30. Espace Croix-Baragnon – Salle Bleue24 rue Croix-Baragnon 31000  TOULOUSE. Tél : 05 62 27 60 60 

Pour réserver, toutes les infos sur les points de vente http://www.printempsdurire.com/pointsdevente.php http://www.printempsdurire.com/programme.php

http://www.printempsdurire.com/salles-associees.php

Ce spectacle a bénéficié de l’aide en résidence de la ville de Colomiers et de la ville de Toulouse.

 

Cafés littéraires janvier 2015

Voici les livres sélectionnés pour les lectures à voix haute, de passages des ouvrages ci-dessous, en médiathèques (à Castelnaudary, Quint Fonsegrives…)

Laurent GAUDÉ « Danser les ombres » (Actes Sud) 2015
Vincent ALMENDROS « Un été » (Éditions de Minuit) 2015
Romain PUERTOLAS « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel » (Le Dilettante) 2015

Virginie DESPENTES « Vernon Subutex, 1 » (Grasset) 2015

EXTRAIT :  Danser les ombres, de Laurent GAUDE aux éditions Actes sud :

«  Personne n’avait remarqué que les oiseaux s’étaient tus, que les poules, inquiètes, s’étaient figées de peur. Personne n’avait remarqué que le monde animal tendait l’oreille, tandis que les hommes, eux, continuaient à vivre.

Mais d’un coup, sans que rien ne l’annonce, d’un coup, la terre, subitement, refusa d’être terre, immobile, et se mit à bouger…

Durant trente-cinq secondes qui sont trente-cinq années…

 … À danser, la terre…

 … À trembler.

Ce n’est d’abord qu’un grondement, l’oscillation anormale des murs. Les hommes regardent les plafonds sans comprendre. Que se passe-t-il ?… Qui peut mettre un nom sur cela ? Les bouches s’ouvrent grandes, les yeux aussi. Ils suspendent leur phrase, leur main, leurs pensées. Ils regardent partout pour essayer de saisir ce qu’il se passe. Est-ce que ce vrombissement des murs, du sol, ne se produit qu’ici, ou dans tout le quartier ?… Est-ce que cela va durer ?… Les secondes passent mais elles semblent être dilatées à l’infini. Des bruits résonnent partout, étranges, et les hommes sont stupéfaits. Que se passe-t-il ?…

Et puis, la peur monte. Parce qu’ils comprennent. Partout où ils sont, les hommes n’ont pas encore nommé ce qui se produit mais ils comprennent le danger. La terre n’est plus terre mais bouche qui mange. Elle n’est plus sol mais gueule qui s’ouvre. À 16h53, les rues se lézardent, les murs ondulent. Toute la ville s’immobilise. Les hommes sont bouche bée, comme si la parole avait été chassée du monde. Trente-cinq secondes où les murs se gondolent, où les pierres font un bruit jamais entendu, jamais ressenti, de mâchoire qui grince.

Hommes, ce qui est sous vos pieds vit, se réveille, se tord, souffre peut-être, ou s’ébroue. La terre tremble d’un long silence retenu, d’un cri jamais poussé.

 Hommes, trente-cinq secondes, c’est un temps infini et vos yeux s’ouvrent autant que les crevasses qui lézardent les routes et les murs des maisons. En ce jour, à cet instant, tous les oiseaux de Port-au-Prince s’envolent en même temps, heureux d’avoir des ailes, sentant que rien ne tiendra plus sous leurs pattes, et que, pour les minutes à venir, l’air est plus solide que le sol.

 Qui choisit les immeubles qui tiendront et ceux qui crouleront ? Qui choisit le tracé sinueux de la mort ? Qui décide que Pacot sera épargné et Fort-National défiguré ?

 Là où la terre a faim, les poteaux électriques s’effondrent et les murs s’écroulent. Là où la terre a faim, les arbres sont déracinés, les voitures aplaties par mille objets carambolés. Là où la terre a faim, ce n’est que désastre et carnage. Le sol ouvre sa gueule d’appétit. Il n’y a pas de sang parce que tout est dissimulé par un grand nuage blanc qui monte lentement du sol.

 Des quartiers entiers dévalent la pente comme un torrent de béton et finissent dans le bas de la ville, embouteillage de tôles froissées et de murs en morceaux, rayés de la carte, broyés dans le creux d’une main qui n’existe pas. »

(Si l’éditeur ou l’auteur l’exige, nous retirerons cet extrait sur simple demande, notre souhait étant le partage de bons tuyaux le lectures !)

 

Alice en tournée… région Paca

 

Spectacle TOUS PUBLICS dès 7 ans. Conte musical… « livres en scène »!
à voir à la salle Fernand MARTIN, avenue Pierre Sémard à l’invitation de la ville de Villeneuve-lez- Avignon le samedi 20 décembre à 17h30. (Spectacle sur invitation). Professionnels-programmateurs présentez-vous !lapin Alice...

Madame de Gourmandine

Madame de Gourmandine est en spectacle au salon SISQA à Toulouse.

Folie musicale et gourmande, une chanteuse lyrique dans une gigantesque robe-gâteau. Avec Diane Launay et Christophe Anglade (texte et mise en scène de Marc Fauroux). Parc des Expositions du jeudi 11 décembre au dimanche 14 décembregourmandine Sisqa. Séances « tous publics » de 25 minutes.

à voir début décembre…

 

Spectacle :  Tombés de la nuit (lecture-concert)

(avec Christophe Anglade, Emilie Cadiou, Camille Artichaut)

le 5/12/14 Auditorium Cayrou Colomiers (31) à 9h30 séance scolaire
le 6/12/14 Auditorium Cayrou ColomiNuit bleue !JPGers (31) à 17h séance pour tous

Le Centre Régional les Lettres de Toulouse Midi-Pyrénées vous invite…

Le 17 octobre 2014  de 19h00 à 20h00 BIBLIOTHEQUE DU PATRIMOINE rue du Périgord à TOULOUSE : Lecture du texte d’« Ich liebe dich, moi non plus ».

Ce texte original écrit par Marc Fauroux, en complicité avec Ilka Vierkant sera mis en voix par ces acteurs-auteurs.

L’une est allemande, l’autre français. Ils forment un couple. Une union basée sur le sentiment amoureux, la découverte de la culture et des coutumes de l’autre. Pas si éloignés ces deux là et pas du tout pareils. Des serments amoureux aux premières engueulades bilingues…Quand ça s’déglingue, c’est le passé de leurs nations qui les surprend eux mêmes. Vieilles rancœurs, clichés et chromos poursuivent Erna & Jean François.  Le couple franco-allemand a en effet une histoire en commun et un héritage qui les questionne : « Comment se souvenir de ce que l’on a pas vécu ».
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Trois guerres ont opposés ces deux peuples, dont la très sanglante première guerre mondiale de 1914. Ce couple à l’instar des nations dont chacun est issu, repose sur un équilibre toujours précaire piqué par une irrésistible attirance.  « Ich liebe dich, moi non plus » visite a travers la vie de ce couple, les grandes pages de notre histoire commune. La guerre de 14 y tient une part importante, le duo cite de grands auteurs contemporains des faits : Antoine Compagnon,Pierre Martinet, Roland Dorgelès ou le polémiste allemand Ernst Jünger. Cette pièce de théâtre, sera créée à l’Auditorium Jean Cayrou, à Colomiers du 7 au 11 novembre. Production Paradis-Éprouvette.

 

 

Ich Liebe Dich… moi non plus !

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La création du nouveau spectacle de la compagnie Paradis-Éprouvette aura lieu à Colomiers, à l’auditorium Jean-Cayrou (rue Chrestias) le samedi huit novembre à dix-sept heures, le dimanche neuf novembre à seize heures ainsi que le mardi onze novembre à seize heures. Les séances scolaires auront lieu le vendredi sept novembre à neuf heures quinze & à quatorze heures.

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Cafés littéraires en Midi Pyrénées…

La rentrée littéraire est une jungle que je me plais à défricher à jardiner et à…paysager pour le plaisir de vos yeux, lecteurs et futurs lecteurs !

« Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous possédez tout ce qu’il vous faut » Ciceron.

Je lirai « à la demande » les plus belles pages à voix haute :

– le lundi 13 octobre à 20h30 à la médiathèque de Quint Fonsegrives

– le mardi 14 octobre prochain à 18h30 au Pavillon Blanc à Colomiers

– le mercredi 15 octobre à la médiathèque de Castelnaudary à 18h30

– le vendredi 24 octobre à la médiathèque de Lourdes à 18h30café-littéraire

 

Je vous invite à dénicher vos prochaines lectures parmi cette belle sélection :

Dans les yeux des autres de Geneviève BRISAC
L’amour et les forêts d’Eric REINHARDT (en lice pour le prix Goncourt)
Madame de Jean Marie CHEVRIER
Pas pleurer de Lydie SALVAYRE (en lice pour le prix Goncourt)
Le Royaume d’Emmanuel CARRERE

Premiers romans :

Constellation d’Adrien BOSC
En face de Pierre DEMARTY
Et …

Debout-Payé de GAUZ, mon coup de coeur !!!
Pourquoi Debout-payé ? Parce qu’un vigile gagne sa vie à rester debout. Gauz l’écrit mieux que ça, dans la scène d’ouverture, une scène d’embauche de vigiles, tous noirs : «Ceux qui ont déjà une expérience du métier savent ce qui les attend les prochains jours : rester debout toute la journée dans un magasin, répéter cet ennuyeux exploit de l’ennui, tous les jours, jusqu’à être payé à la fin du mois. Debout-payé. Et ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air.» Afin ne pas dormir debout, le vigile peut aiguiser son sens de l’observation. Au cœur du roman sont ainsi disposées quatre brassées de vignettes, inspirées par les «Soldes à Camaïeu» et « Sephora » des Champs-Elysées. 

Point info ce dimanche…

…avec les intervenants-comédiens (Marlène, Maïa…) et bénévoles du C.A de l’asso. Rencontrez Élodie notre nouvelle salariée du bureau. Echanges de contacts autour d’un café offert ! Square St Exupéry à Colomiers de 10h à 18h.

journée SV

Juillet… la Compagnie au festival TOULOUSE D’ÉTÉ !

Nos rendez vous :

« Alice de l’autre côté du monde » présenté le 6/07 à l’hôpital des enfants à Purpan. Spectacles de 8 minutes (adaptation pour chevets et salles d’animation de l’hôpital)

« Alice de l’autre côté du monde » présenté par le festival en partenariat avec Tisséo le mercredi 16/07 de 14h à 17h (départ et final M° J. Jaurés) en spectacle dans toutes les stations des lignes A & B.

TLSE ETENémo et les orgues ! (lecture-concert) Dimanche 20/07/1Dimanche 20 juillet (entrée libre et gratuite)

12h: Église Notre-Dame du Taur: Virgile Monin, Marc Fauroux

14h: Basilique Saint Sernin: Jean-Baptiste Dupont, Marc Fauroux

15h30: Église Notre Dame de la Dalbade: Virgile Monin, Marc Fauroux

17h: Cathédrale Saint Étienne: Jean-Baptiste Dupont, Marc Fauroux

20 000 lieues à parcourir… ou presque !

« Au large flottait un bateau sous-marin qui s’appelait le Nautilus et dont le capitaine s’appelait le capitaine Nemo ».

Mêlant l’imagination d’un Jules Vernes à celle de grands compositeurs. Les organistes embarqués à bord changent leurs registres, actionnent ces extravagantes machines aux souffleries ingénieuses. Ecoutez-voir ces instruments fantastiques faits de tuyaux, de hanches, de pédaliers et de bouches à vous faire respirer sous les mers !

Roman initiatique et d’anticipation le texte qui est ici mis en voix et en espace, fait rêver nombre de lecteurs, de tous âges. A l’aune de la passion de Jules Vernes pour la mer, l’océanographie, on plonge dans l’inconnu. L’antarctique, le pole sud, les océans où valsent les méduses autour de coraux lumineux.

« Vous êtes venus surprendre un secret que nul homme au monde ne doit pénétrer, le secret de toute mon existence ! Et vous croyez que je vais vous renvoyer sur cette terre qui ne doit plus me connaître ! Jamais ! En vous retenant, ce n’est pas vous que je garde, c’est moi-même ! » Capitaine Nemo.

 

 

Juillet…

La cie sera au festival de la Gourmandise- littéraire (Fête du livre de Pampelonne -81) avec sa CUISINE THEATRE & quelques « histoires à manger… »LE DIMANCHE 6 JUILLET ! 

Pampelonne 3

12 juin…Café littéraire maintenu… en l’absence de l’auteur !

grève trainsEn raison  de  la  grève de train, l’auteur Brigitte Giraud  ne sera pas présente  ce jeudi 12 juin à la médiathèque de Colomiers. Cependant nous maintenons le rendez-vous littéraire. Le contenu se structurera autour d’une présentation de Brigitte GIRAUD, par Martine BLANCHET, conservatrice en chef du Pavillon Blanc, et plus particulièrement son dernier ouvrage « Avoir un corps  » Lectures par le comédien Marc Fauroux + Pistes de bons tuyaux de lectures pour l’été, avec la participation des lecteurs !

 

21 juin..10h30 café à la médiathèque de Seysses …

public seyssesLauréate du prix du livre Inter Céline Minard offre un roman de genre (western). Retour sur la sélection de ce prix « de lecteurs » cher « aux lecteurs » !

extrait :

– Le chariot n’en finissait plus d’avancer. La grand-mère à l’arrière criait de toute ses forces contre la terre et les cahots, contre l’air qui remplissait encore ses poumons.

– Quand elle ne dormait pas profondément, insensible au monde, sourde, aveugle et enfin muette, elle criait furieusement dans le tunnel de toile quelle avait désigné comme << son premier cerceuil >> en s’y asseyant, au début du voyage.

– Depuis des semaine, elle ne s’alimentait plus que d’une bouillie de blé. Une bouillie de plus en plus claire et liquide, confectionnée à partir de sa réserve personnelle. Tirée du seul sac qu’elle avait exigé de prendre pour elle et qu’elle avait jalousement gardé sous sa tête en guise d’oreiller. Bien que son blé se soit rapidement gâté, elle avait refusé toute autre nourriture, hormis les petits poissons que prenait la gamine quand la piste longeait une rivière. les moisissures ne l’avaient jamais empêchée de manger.

 

Rencontrez Brigitte Giraud…l’auteur de « Avoir un corps »

PAVILLON BLANC MÉDIATHÈQUE | CENTRE D’ART
DE COLOMIERS 

JEUDI 12 JUIN
GIRAUDà partir de 18 H

SALLE DE CONFERENCE
RENCONTRE LITTERAIRE BRIGITTE GIRAUD
Brigitte Giraud a publié de nombreux romans, récits et nouvelles dont A présent, mention spéciale du prix Wepler, Une année étrangère, Pas d’inquiètude, La chambre des parents, prix Littéraire des Etudiants, L’amour est très surestimé, prix Goncourt de la nouvelle 2007. Son dernier livre Avoir un corps évoque la trajectoire d’une fille devenue femme, racontée du point de vue du corps.
Marc Fauroux, comédien et metteur en scène de la Compagnie Paradis-Eprouvette lira des extraits de son œuvre. Michèle Capdequi de La librairie la Préface animera la rencontre.
Salle de conférence.
Vente-dédicace des livres de Brigitte Giraud à partir de 17h30.
(accès libre et gratuit) 05 61 63 50 00 action.culturelle@pavillonblanc-colomiers.fr
1, place Alex raymond – Colomiers www.pavillonblanc-colomiers.fr

JEUDI 12 JUIN
18 H VENTE DEDICACE 17H

Hommage à Isabelle Paget, comédienne-marionnettiste.

MIAM MIAM« Comme beaucoup d’entre vous, j’étais- et je suis l’ami d’Isabelle Paget.
Isabelle cultivait les amis, ses amis. Elle nous cultivait comme d’autres cultivent les pivoines, les jonquilles, les narcisses.
Experte en jardins secrets. Je crois bien comme vous, peut être, comme toi. Je crois bien « être son meilleur ami ». Avec chacun, elle établit ce rapport exceptionnel d’être meilleure amie. Celle qui parle tant au cœur qu’à l’âme. Celle avec qui on passe de l’éclat de rire superficiel au sourire profond. Sans jugement. Ensemble nous avons rêvé, répété, joué, fait des tournées dans des lieux improbables ou sur des scènes nationales, mangé des fruits de mer autant que des nouilles. Voyagé en camion, en caravane. De la Bretagne au Sénégal. Rencontré des amis qui sont devenus des amis communs et forts.
Ensemble nous ne rêvions pas seulement à changer le monde par le théâtre mais aussi de façon opérative et fraternelle. Passant des nourritures spirituelles aux nourritures terrestres, hors scène, nous avons fait un pari qui nous dépassait. Créer une cantine scolaire à Fatick au Sénégal. Ce pari serait resté « une idée, sans conséquences » si nombre d’entre vous, amis d’Isabelle, n’aviez pas souscrit par votre confiance et vos dons, à ce projet, qui durant plusieurs années a nourri jusqu’à 150 lycéens du lycée Coumba N’dofféne Diouf. A l’ouest du Sénégal entre M’bour et Kaolac comme ailleurs sur cette terre, Isabelle a laissé des souvenirs remarquables.
A Petit Palays, nous avons organisé des fêtes qui rassemblaient de très nombreux amis. Les fêtes de Tédanga étaient des fêtes joyeuses et belles, décorées de tournesols, des soleils d’Ariège qui prenait des airs de terre-d ‘Afrique.
Souvent Isabelle m’a dit voyage encore, va, il faut voir le monde. Fais le tour de l’orange bleue. Il faut « voir le monde ». Oui Isabelle, la terre est bleue comme une orange et même si c’est Eluard qui l’a écrit, c’est toi qui a guidé mon regard. Cette terre par ton regard, est devenue céleste. Depuis quelques jours je ne suis plus très sûr de rien, de ce que je croyais croire ou ne pas croire, comme ta marionnette « le crapaud » : Je crois… néanmoins  dans ces moments d’amour et de fraternité qui nous unissent pour toujours ».

Marc.

Samedi 24 mai à 11h apéro littéraire CASTELNAUDARY

APERO LECTURES !

Médiathèque cafelitt3 GEORGES CANGUILHEM. 8, rue du Commandant Raynal  à CASTELNAUDARY.

Actualité littéraire.

Annie Ernaux, « Regarde les lumières mon amour » (Seuil)
Jacques A. Bertrand – Comment j’ai mangé mon estomac (Julliard)
Lola Lafon – La petite communiste qui ne souriait jamais (Actes Sud)
Milan Kundera La fête de l’insignifiance (Gallimard) / + lecture passage de L’insoutenable légèreté de l’être.
Jean Echenoz Caprice de la reine (minuit)

 » Ces séances de lecture partagées, au sens propres comme au sens figuré, permettent d’échanger sur les ouvrages autour d’un verre, d’avoir des clés de lectures. La voix du comédien-metteur en scène, ses intonations, ses silences, transportent l’auditeur dans un monde parallèle où les mots magnifiés se font images, sensations, émotions. Marc Fauroux partage avec les auditeurs son gout pour les mots et la littérature actuelle, en échangeant sur ses choix, en donnant des clés de lectures et en faisant remarquer les diverses inventions littéraires de l’auteur. Une autre façon de découvrir la littérature, d’une manière aussi originale que conviviale. Un apéritif qui au final aiguise l’appétit de lecture chez l’auditeur ». La Dépêche Du Midi Castelnaudary.

Pavillon Blanc café littéraire du jeudi 15 mai à 18h

Ernaux

Lecture-découverte d’un florilège de textes récents :

Jacques A. Bertrand – Comment j’ai mangé mon estomac (Julliard)
Lola Lafon – La petite communiste qui ne souriait jamais (Actes Sud)
+ Annie Ernaux, « Regarde les lumières mon amour » (Seuil)
Annie Ernaux, auteur de « La Place » (1984) et de « Les années » (2008) publie un journal un peu particulier : celui de tous les moments qu’elle a passés dans son hypermarché Auchan pendant un an. Cette chronique participe au projet « Raconterlavie », lancé au début de l’année par l’historien Pierre Rosanvallon et les éditions du Seuil. Son ambition : donner la parole aux « Invisibles ».

Milan-Kundera.-La-fete-de-l-insignifiance_int_carrousel_news

Agenda des lectures à venir :

Mar Fauroux lira lors du prochain « petit salon littéraire »  « LA FÊTE DE L’INSIGNIFIANCE » (Prétexte à relire à voix haute d’autres « bons livres de Kundera » tels L’insoutenable légèreté de l’être.

Médiathèque de Quint Fonsegrives le lundi 12 mai à 20h30. (entrée libre et gratuite).

«Un roman joyeux et cocasse sur l’esprit de sérieux.» Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche. 

«Pour ma part je note quelques rares belles pages. L’ensemble laisse un goût d’arnaque » Marc Fauroux, lecteur.

 

 

2014 envies de lire…

Hop… deux ouvrages à conseiller… dans deux registres très très différents !
Ils font partie de ma sélection lue en médiathèques ce mois-ci !
« Réparer les vivants » de Maylis de KERANGAL : Ed. Verticales.

Kerangal

Jolie illustration… (journal Le Monde)

Bio : Maylis de Kerangal
Née en 1967, Maylis de Kerangal a été éditrice pour les Éditions du Baron perché et a longtemps travaillé avec Pierre Marchand aux Guides Gallimard puis à la jeunesse.
Elle est l’auteur de quatre romans aux Éditions Verticales, Je marche sous un ciel de traîne (2000), La vie voyageuse (2003), Corniche Kennedy et Naissance d’un pont (Verticales, 2010; prix Franz Hessel et prix Médicis 2010; Folio 2012) ainsi que d’un recueil de nouvelles, Ni fleurs ni couronnes («Minimales», 2006) et d’une novella, Tangente vers l’est («Minimales», 2012; prix Landerneau 2012). Aux Éditions Naïve, elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007; Folio, mai 2014

Résumé : « Réparer les vivants » Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps.»Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois.
« Usage communal du corps féminin » de Julie Douard éd. P.O.L janvier 2014

Douard

Julie Douard, qui signe là son deuxième roman, a écrit plusieurs pièces de théâtre et enseigne la philosophie en lycée depuis une dizaine d’années.
Une petite ville de France, intemporelle et pittoresque. Ces derniers temps, c’est autour de la jeune Marie Marron que se cristallisent les évènements. Pas plus sotte que d’autres, un brin naïve sans doute, elle s’avère assez lente, peu réactive. Orpheline, Marie habite avec sa tante, la vieille Hortense. Celle-ci n’est d’ailleurs pas si âgée, mais se complaît dans une existence confinée. Marie est la secrétaire à temps partiel du dentiste local. L’épouse de ce dernier est toujours absente, voyageant à son gré. Un de leur fils, Maurice, étudie la philologie, filière universitaire aux débouchés inexistants. Il aussi lymphatique que Marie. Il a peu de chances de lui plaire, car la jeune femme s’est éprise de Gustave Machin. S’il n’a guère d’allure, ce commercial est un vindicatif, limite sanguin, clamant haut et fort sa conception obtuse du monde. Il a tout pour plaire à la timide Marie, qui est son contraire.
Francine Dumoulin est l’inamovible secrétaire de mairie. Bien consciente de sa laideur, elle économise en vue d’une opération esthétique. Gustave Machin s’est mis en tête que Marie doit remplacer Francine à son poste de la mairie. Pour ce faire, il élabore un plan tortueux qui a de fortes chances d’échouer. Gustave se rapproche de Francine, partageant deux ou trois soirées alcoolisées. Comme c’était à craindre, le projet tourne mal, avec le décès de Francine. La mise en scène d’un suicide est si peu crédible, que le chef des gendarmes Barnabé n’y croit pas un instant. La même nuit, un gros ivrogne du coin est retrouvé mort non loin de là. Effectivement, il avait croisé Francine peu avant. Voilà donc un coupable idéal, et une affaire résolue. Un temps suspecté, Gustave s’était vite disculpé. Néanmoins, après tant de stress, il est interné à l’Institut de Récupération, tenu par des religieuses.
L’étudiant Maurice connaît de sévères contrariétés, quand la filière est supprimée. Josette, une native du cru, également. Le petit ami de celle-ci, Rudolph, s’impose bientôt dans le paysage local. Diplômé en Ingénierie Providentielle, on va inventer pour ce pékin-là un poste de factotum. Il risque de mettre de l’animation chez la vieille Hortense, où il s’est installé. La mairie (où Marie est devenue secrétaire) veut organiser une fête, un concours de misses réservé aux femmes mûres de la contrée. Il faut s’attendre à divers remous. Du côté de l’Institut, c’est une vraie révolution que Gustave Machin impose, avec la complicité de la jeune Catherinette, une nonne passionnée. La mère supérieure n’eût sûrement pas permis ces bouleversements, mais elle était bien fragile. Tant de choses se produisent ici, loin d’être expliquées, que ça pourrait apporter une forte médiatisation à la commune…

Après les villes de Quint-Fonsegrive, Castelnaudary, Toulouse, c’est à Seysses  que je vous retrouve samedi 2 février à 10h30 à la médiathèque municipale pour un café littéraire convivial ! Accès libre et gratuit, cafés-croissants offerts ! (organisé par la mairie de Seysses). 

 

Café littéraire à Bangkok en ce mois de novembre 2013

Lecture du livre du lauréat 20013 du Prix Goncourt,

Pierre Lemaître « Au revoir là-haut » roman (Albin Michel)

&

– Sylvie Germain Petites scènes capitales, Albin Michel.

– Le quatrième mur de Sorj Chalandon, Grasset
– Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq POL
– Faillir être flingué Céline Minard Ed Rivages

Café litt Bangkok

Rentrée littéraire, septembre-octobre 2013

guerre du Liban. cette photo me renvoie à une oeuvre de Miquel Barcelo vue cet été au musée de Ceret.

Guerre du Liban. Cette photo me renvoie à une oeuvre de Miquel Barcelo vue cet été au musée de Céret. 

Aiguillonné par la littérature d’aujourd’hui, j’écoute respirer le monde… voici un menu-littéraire, en cette rentrée 2013, lisons…restons vivants !

 

Coup de coeur pour le roman de Sorj Chalandon Le quatrième mur, paru chez Grasset.

Le livre raconte l’histoire d’amis idéalistes qui veulent monter une pièce de théâtre (Antigone d’Anouilh) au Liban, en 1982 pendant la guerre. Créon sera chrétien, maronite. Antigone sera palestinienne. Hémon sera Druze. Les Chiites seront là aussi, et les Chaldéens, et les Arméniens.

Les « évènements » de Syrie actuels résonnent soudain avec une grande force, à la lecture de ce récit en pleine guerre du Liban. Ce bouquin à peine terminé j’ai eu envie d’en savoir davantage, je me suis documenté. Une lecture qui en appelle une autre… c’est le signe d’un bouquin réussi ! Car si Chalandon est ou fut journaliste, je ne sais plus, (à Libé, entre autres) c’est un très bon romancier qui cède la place au journaliste et conte ici. Son talent réside dans le fait de ne pas donner dans sensiblerie, en pleine atrocité, son texte vise juste. Il questionne le rapport à l’engagement, à la fraternité. J’ai aimé aussi le rapport au théâtre qu’il pose (Cf la définition du quatrième mur p39) Ce livre est très vivant. (Lisez à voix haute, pour vous en rendre compte). J’ai aimé ces personnages d’utopistes avant qu’emportés par la confusion meurtrière des belligérants, ils ne soient emportés eux aussi, dans les fumées de leur propre confusion.
un extrait : (qui me touche particulièrement )

Sam.
Il s’était levé, imposant, tranquille. Depuis trois mois qu’il était réfugié en France, jamais je ne l’avais entendu durcir la voix, fermer les poings ou froncer les sourcils. Quand nous nous battions, il refusait de s’encombrer d’une barre de fer. Il disait qu’une bouteille incendiaire n’était pas un argument. Sam était grand, cabossé et musclé à la fois, taillé comme un olivier fourbu. Parfois, les gens le prenaient pour un flic. Ses cheveux courts et gris au milieu de nos crinières de gauche, sa veste de tweed frottée à nos blousons, sa manière de dévisager un lieu, de scruter un regard. Sa façon de ne jamais reculer. Ou alors lentement, en marche arrière, défiant l’adversaire glacé par son sourire. Nous redoutions tout à la fois la police, la droite extrême ou l’embuscade sioniste, mais lui ne craignait rien de ces coups-là. Après avoir connu la dictature, la bataille d’Athènes et la prison, il disait que nos combats étaient un genre d’opérette. Il ne jugeait pas notre engagement. Il affirmait simplement qu’au matin, personne ne manquerait à l’appel. Qu’aucun corps mort ne resterait jamais derrière nous. Il disait que notre colère était un slogan, notre blessure un hématome et notre sang versé tenait dans un mouchoir de poche. Il redoutait les certitudes, pas les convictions.
Un jour, au carrefour, il m’a empêché de crier « CRS=SS » avec les autres. Comme ça, main posée sur mon bras, ses yeux noirs dans les miens. Nous étions piégés par les gaz. Entre deux formidables quintes de toux, il m’a demandé si je connaissais Alois Brunner. Je l’ai regardé sans comprendre, effrayé par son calme. Alois Brunner? Oui, bien sûr, le criminel de guerre nazi. Les lacrymogènes avaient une odeur de soufre, nos pierres gâchaient le ciel, les cris, les matraques écrasées en cadence contre les boucliers. Nous étions sur le trottoir, lui, moi. Il a arraché ma barre de fer et l’a jetée dans le caniveau. Il a baissé son foulard et m’a poussé devant lui. Je me suis débattu violemment.
-Tu es dingue!
Il m’emmenait vers le cordon de police, comme un inspecteur en civil traîne sa proie vers le car des interpellés.
-Montre-moi Brunner, Georges! Vas-y!
Nous étions face au cordon de CRS, seuls au milieu de la rue, tandis que nos camarades refluaient tout autour. Les policiers s’apprêtaient à la charge. Un officier remontait les rangs en hurlant au regroupement.
-C’est lequel, Brunner? Dis-moi!
Sam ne me lâchait pas. Du doigt, il désignait un par un les hommes casqués.
-Celui-là? Celui-là? Où se cache ce salaud?
Et puis il m’a libéré. Les policiers attaquaient en hurlant. Il a ouvert une porte d’immeuble et m’a poussé à l’intérieur. Je pleurais, je tremblais du manque d’air. Et lui suffoquait. Derrière la porte close, la rue se battait. Hurlements, plaintes, fracas des lacrymogènes. J’étais assis sous les boîtes aux lettres, adossé à la porte d’entrée. Sam s’est accroupi à ma hauteur, main posée contre le mur à la recherche d’un souffle. Il a baissé mon foulard du doigt.
-Alois Brunner n’était pas là, Georges. Ni aucun autre SS. Ni leurs chiens, ni leurs fouets. Alors ne balance plus jamais ce genre de conneries, d’accord?
J’étais d’accord. Un peu. Ce n’était pas facile. J’aurais pu répondre qu’un slogan était une image, un gros trait, un brouillon de pensée, mais je n’en ai eu ni l’envie ni le courage. Je savais qu’il avait raison.
-Protège l’intelligence, s’il te plaît, a dit Sam. Et puis il m’a aidé à me relever.

Un peu d’histoire… (pour ceux pour qui comme-moi…s’y perdent un peu).

La guerre du Liban* est une guerre civile ponctuée d’interventions étrangères qui s’est déroulée de 1975 à 1990 faisant entre 130 000 et 250 000 victimes civiles. Les séquelles du conflit se font sentir sur une longue période avec une laborieuse reconstruction, le maintien de milices armées autonomes et des reprises ponctuelles de violences.
En 1976, la Syrie impose un cessez le feu et propose un rééquilibrage du partage des pouvoirs entre communautés.
Cette même année, le président syrien Hafez el Hassad ordonne l’entrée de troupes et de blindés au Liban dans le but de « préserver le statu quo et mettre en échec les ambitions des Palestino-progressistes ».
Grâce à l’intervention militaire et diplomatique des puissances régionales arabes, le président libanais et le chef de l’OLP sont convoqués à Riyad cette même année. Ils sont invités par l’Arabie Saoudite et l’Egypte à reconnaître la légitimité de la présence des troupes syriennes au Liban, et l’officialisent par la mise en place de la Force Arabe de Dissuasion (FAD) par leur propre confusion.

Marathon des mots…Argentina !

Lectures en accès libre et gratuit.

L'auteur Carlos Salem.

L’auteur Carlos Salem.

• 18H30 INSTITUT CERVANTÈS
 Madrid / Buenos Aires: Marc Fauroux lit Je reste roi d’Espagne de Carlos Salem (Actes Sud), en présence de l’auteur.

• 20H00 INSTITUT CERVANTÈS

L’auteur Carlos Salem.

Madrid / Buenos Aires : rencontre avec Eduardo Berti, Fernanda Garcia Lao et Andrés Neuman. Lectures par Marc Fauroux et Lise Laffont.

Apéro littéraire à Moissac samedi 4 mai

herbesfines_photomachine2La ville de Moissac -82- fête avec nous l’arrivée du printemps. Nous sortons nos chaises longues dans la « rue de …l’inondation » ! Ca ne s’invente pas ! Espérons que nous resterons au sec, d’autant qu’on nous annonce une rue engazonnée pour l’occasion. Au programme lectures en musique avec Fred Schadoroff au piano, Christophe Anglade à la guitare et voix. Marc Fauroux, mise en scène et voix.

 

 

 

Patience !

imagesOui c’est l’adaptation de ce très beau roman qui est actuellement sur les écrans. Je recommande la lecture de ce texte d’ATIQ RAHIMI. J’aurais bien aimé pour ma part le mettre en scène. Car il me semble que ce texte est à la base un monologue de femme, un huis clos, plus adapté au théâtre, que le cinéma. Néanmoins, j’ai hâte de découvrir l’adaptation de Jean-Claude Carrière co-écrite avec l’auteur. L’avez vous vu, ce film ?

Une femme veille sur le corps de son mari, blessé d’une balle dans la nuque par l’un des hommes de sa milice, et plongé depuis trois semaines dans un coma profond. Cet homme, aux yeux grand ouverts et au souffle régulier comme les prières inlassables de son épouse qui le maintient en vie par perfusion d’eau sucrée-salée, est un combattant de toutes les luttes qu’a traversées son pays. Homme d’armes et de guerre, il fut un mari absent, violent, marié en son absence à cette jeune femme dont il a eu deux filles. La femme entame un long monologue avec son mari, faisant de lui selon un verset du coran sa syngué sabour, sa pierre de patience, présente pour recueillir les confessions du monde et les absorber jusqu’à son implosion finale. Elle lui dévoile tous ses secrets d’enfance, de jeune fiancée mariée par son père, et d’épouse qui malgré la peur et la violence de son époux a appris à l’aimer. Les confessions se succèdent…

Martin Page avec L’Apiculture selon Samuel Beckett

samuel-beckett-john-nolan« Car en moi il y a toujours eu deux pitres, entre autres, celui qui ne demande qu’à rester où il se trouve, et celui qui s’imagine qu’il serait un peu moins mal plus loin. » Samuel Beckett (Molloy). Martin Page est un auteur qui ne craint pas la fantaisie. Il semblerait que Beckett, n’en manqua pas non plus, dans son existence parisienne, à la fin des années 80. Biographie décalée, ce texte court met en scène l’auteur de légende, en chemise à fleur et barbe fleurie. Flanqué d’un étudiant qui ressemble à Martin P. comme un frère, Samuel va partager ses frasques en fabricant à quatre mains de fausses archives-Beckett, pour les universitaires, qui fétichisent chaque fragment de leur idole. Il y a là, au-delà de la foucade, un jeu sur la fabrication de la figure de l’artiste. Un livre court, souriant et sympathique.

Divine ?

 

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Ladivine de Marie NDiaye.

« S’ils ne le méritent pas, on n’est pas obligé d’aimer ses parents, pas vrai ? » Au départ un roman hardi ! Ladivine. Personnage de femme. De femmes. Personnages gigognes. Lignée. Honte. Filiation. Père inconnu. Sortilège. Reniement. Vacances en famille. Envoutement. Charme… comme on dit. Grand chien. Un roman à l’écriture travaillée, raffinée. Un labyrinthe où l’on aime de perdre et parfois, trop démuni, craindre de se perdre encore. Mais n’est-ce pas là ce que l’on cherche en tant que lecteur ? Ecouter la musique de l’œuvre. Suivre, chercher à comprendre, émettre des hypothèses de lecture, s’approprier le livre. L’auteur joue ici, avec nos frustrations. Néanmoins le bel enthousiasme d’écriture de la première moitié du livre s’atrophie un peu, quand, à force de drame, cette tragédie s’assombrit encore, ça patine un temps, ça smurf…Ca scratche un peu sur les platines ! Néanmoins Ladivine est une œuvre intéressante, ce livre reste en mémoire.

Profanes de Jeanne Benameur.
À conseiller !

Très joli livre émouvant qui a questionné mon rapport au sacré et au profane ! MF

Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.
Jeanne Benameur bâtit un édifice à la vie à la mort, un roman qui affirme un engagement farouche. Dans un monde où la complexité perd du terrain au bénéfice du manichéisme, elle investit l’inépuisable et passionnant territoire du doute. Contre une galopante toute-puissance du dogme, Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.
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«Le profane étymologiquement est celui qui reste devant le temple, qui n’entre pas. C’est ainsi que je me sens. Et je ne peux pas échapper à la question. À quoi arrime-t-on sa vie pour avancer, jour après jour ? La route que choisit Octave Lassalle, c’est les autres. Trop seul dans sa grande maison depuis tant d’années, il décide de s’entourer. Quand la famille fait défaut, quand la religion n’est pas de mise, il reste l’humanité. Et la seule carte du monde qui vaille, c’est celle, mouvante, des hommes et des femmes sur terre. Le roman est tissé de ces vies qui se cherchent et se touchent, des vies trébuchantes, traversées d’élans et de doutes qui trouvent parfois, magnifi quement, la justesse. C’est du frottement de ces vies imparfaites qu’Octave Lassalle cherche à être enseigné, retournant ainsi les Évangiles. C’est de ces points de contact improbables qu’il attend les seules épiphanies possibles. Des épiphanies profanes. Humbles.Chacun des cinq personnages du roman a connu un moment dans son existence où la foi en quoi que ce soit de transcendant s’est brisée. Chacun des cinq va peu à peu reconstruire une route, sans dogme ni religion, pour retrouver la foi dans l’être humain, ici et maintenant.J’ai écrit ce roman, comme Hélène, la femme peintre, en passant par les ombres de chacun pour qu’ils apparaissent peu à peu, dans la lumière.Dans les temps troublés que nous traversons, où les dogmes s’affrontent, n’offrant de refuge que dans la séparation, j’ai voulu que Profanes soit le roman de ceux qui osent la seule liberté à laquelle je crois : celle, périlleuse, de la confi ance. Cette confi ance qui donne force pour vivre. Jusqu’au bout.» Jeanne Benameur

Coup de coeur pour Mélo, le roman de Frédéric Ciriez.

éd.Verticales.

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Enfin… un texte original. Enfin… une « écriture nouvelle » aussi ! Cette nouvelle voix du roman français signe-là son deuxième ouvrage. A déguster. J’ai particulièrement apprécié son personnage « Parfait de Paris », il est éboueur à Paris, la journée et quand vient la nuit… il se transforme en ambianceur congolais, sapeur-roi de la fringue. Je ne soupçonnais pas tout ce pan de culture-black urbaine. So fun !